Pour couvrir de nouveaux champs de recherche, les organismes développent des collaborations alliant les compétences et savoir faire de leurs différentes disciplines. Cette mutualisation de la recherche, en constante évolution, prend des formes multiples : mise en commun d'outils de recherche, mise à disposition de chercheurs, création d'unité mixte de recherche, réponses communes à des appels d'offre régionaux ou européens...

Ce tableau vous donne accès aux fiches de présentation des collaborations entre les organismes de la CEPRRA dans le cadre des programmes prioritaires régionaux.

  AFFSA CEA Grenoble CEMAGREF CEN CNRS CRSSA CSTB INRA INRETS INRIA INSERM ONERA
AFFSA                    
CEA Grenoble                
CEMAGREF                
CEN                      
CNRS              
CRSSA                
CSTB                      
INRA              
INRETS                  
INRIA                  
INSERM                    
ONERA                        



 Thème : biotechnologies

Projet « génomique des cellules souches » - Responsable : Bertrand PAIN
INSERM – INRA – CNRS - CEA

Les cellules souches sont sans doute parmi les thérapies du futur les plus prometteuses. Néanmoins, la physiologie de ces cellules, d'origine embryonnaire et adulte, demeure encore largement inconnue. Dans cette optique, il apparaît nécessaire de développer différentes approches expérimentales pour évaluer la pertinence de leur utilisation in vitro, mais également in vivo en suivant leur devenir une fois réintroduites dans l’organisme. Ce projet vise à étudier la génomique fonctionnelle des cellules souches en utilisant différents modèles cellulaires et animaux : cellules souches embryonnaires de souris et de poulet, cellules souches hématopoïétiques (à l’origine des éléments figurés du sang) et de la peau représentent de bons modèles de prolifération et de différenciation. Cette utilisation comparative permet d’identifier les mécanismes moléculaires communs au maintien de la pluripotence des cellules souches ainsi que ceux impliqués plus spécifiquement dans les voies de différenciation d'intérêt.


 Thème : calculs logiciels

Projet « Arithmétique flottante pour circuits DSP-ARID » - Responsable : Jean-Michel MULLER
CNRS – INRIA

Les circuits DSP (processeurs de traitement du signal numérique) sont omniprésents : téléphones portables, véhicules, systèmes de contrôle-commande, etc.
Il n’y a pas de support matériel pour les opérations "virgule flottante" dans les DSP visés (la virgule flottante est l'équivalent de la "notation scientifique" des calculatrices, où les nombres sont représentés par une mantisse et un exposant). Pour faciliter l’implantation d’algorithmes numériques sur des circuits DSP, il faut que l’arithmétique élémentaire (opérations, fonctions mathématiques de base) soit très efficace.
Le projet vise à réaliser une bibliothèque virgule flottante spécialement adaptée aux caractéristiques des DSP actuels. Permettre à la fois des calculs plus rapides et un développement logiciel plus simple fera prendre aux différents acteurs industriels et académiques rhône-alpins impliqués une place importante dans les domaines de la téléphonie mobile et du calcul embarqué.


Projet « DEREVE II » - Responsable : Samir AKKOUCHE
CNRS – INRIA

Les moyens matériels et logiciels pour la réalité virtuelle restent actuellement lourds et coûteux. L’objectif du projet, qui regroupe la plupart des équipes de la région Rhône-Alpes spécialisées dans le domaine de l’informatique graphique et de la réalité virtuelle, est de développer en commun des outils de modélisation et de visualisation pour la construction d’environnements complexes permettant leur utilisation dans le milieu industriel. Ce projet se décline suivant deux axes principaux :
1) modélisation et animation de formes complexes. L’objectif est la simulation de phénomènes physiques complexes, l’animation naturelle et la génération d’environnements urbains.
2) visualisation, abordée sous un double aspect :
le rendu réaliste temps réel – grande qualité des images produites dans une optique de simulation physique des phénomènes ; interactivité.
le rendu expressif (non photo-réaliste) – l’expression artistique prime sur le réalisme.


Projet « RAGTIME » - Responsable : Serge MIGUET
CNRS – INSERM – INRIA

Les systèmes médicaux produisent des masses de données de plus en plus importantes, sous des formes numériques. Des systèmes d’analyse de ces données sont mis au point dans un but d’aide au diagnostic ou de prise de décision, mais se heurtent très rapidement à deux écueils :
1. Le coût des supercalculateurs nécessaires à des études systématiques des données n’est en général pas accessible aux centres médicaux qui les produisent ;
2. Les analyses partielles faites par un centre, associées aux décisions prises dans chacun des cas constituent une expertise qui pourrait, si elle était partagée entre les différents centres, faire progresser la connaissance globale sur le sujet et les prises de décision ultérieures.
Dans le but de résoudre ces problèmes, ce projet propose de fédérer la plus grande partie des compétences scientifiques régionales en « grid computing » (grilles de calcul) autour d’une cible applicative commune : la gestion de l’information médicale. Il s’agit de construire des grappes de PC, seules à même de traiter ces grands volumes de données en des temps de réponse et à des coûts raisonnables, puis d’associer plusieurs grappes en grilles de calcul, mutualisant ainsi les ressources de chaque centre.


 Thème : cancer

Projet « InaCancer » - Responsable : Alain PUISIEUX
CNRS – INSERM - INRA

Ce programme a pour objectif la construction de modèles cellulaires originaux à l’aide desquels il sera possible d’étudier les différentes étapes de la formation des cancers, de la cellule épithéliale normale à la cellule cancéreuse invasive. Quatre modèles sont privilégiés : les cancers du sein, de la prostate, du poumon et les cancers du col utérin.
Cet objectif sera poursuivi par le développement de deux approches expérimentales complémentaires :
- l’établissement de modèles expérimentaux novateurs basés sur la transformation séquentielle de cultures primaires de cellules épithéliales par manipulation génétique ;
- le développement de la technologie d’ARN interférence, permettant d’inactiver de façon spécifique l’expression des gènes codant les composants des voies signalétiques associées à la transformation maligne.
Les systèmes cellulaires générés seront utilisés pour des recherches académiques mais également exploités pour identifier des cibles thérapeutiques potentielles et caractériser de nouvelles molécules dotées de propriétés anti-cancéreuses.


Projet « La machinerie de contrôle de l'apoptose: une cible pour le développement de nouvelles molécules anti-tumorales » - Responsable : Germain GILLET
CNRS - INSERM

La machinerie de contrôle de l'apoptose: une cible pour le développement de nouvelles molécules anti-tumorales. Les objectifs de ce projet sont les suivants :
1. Identifier et valider de nouvelles cibles thérapeutiques en cancérologie visant notamment à identifier de nouveaux gènes inhibiteurs de la mort cellulaire programmée (apoptose).
2. Développer et optimiser de nouvelles stratégies (aptamères peptidiques, interférence ARN) pour inhiber le développement tumoral ou combattre les phénomènes de chimiorésistance.

Les cibles thérapeutiques identifiées pourront être, dans un second temps, valorisées par une jeune société « start-up » partenaire du projet.


Projet « Les tumeurs cérébrales : nouvelles approches diagnostiques et thérapeutiques »
Responsable : Jean-François LE BAS
CNRS – INSERM

En cancérologie, les tumeurs cérébrales constituent une entité dont la localisation particulière est source de bien des difficultés thérapeutiques, et de conséquences délétères.
Ces difficultés sont en partie dues aux problèmes de caractérisation in situ mais aussi de classification qui rendent difficiles des approches thérapeutiques bien codifiées. Il apparaît dès lors capital, pour progresser dans les traitements et l’évaluation des thérapeutiques, de trouver de nouveaux marqueurs, en biologie comme en imagerie.
Le présent programme, qui réunit 6 équipes de recherche, propose trois projets visant au développement complémentaire de nouvelles approches diagnostiques et thérapeutiques :
1. Caractérisation par IRM des tumeurs cérébrales, sur le plan micro-circulatoire et métabolique. Cette recherche comprend des aspects tant précliniques que cliniques.
2. Caractérisation en tomographie X monochromatique de la perfusion cérébrale, et applications en tomothérapie. Il s’agit d’un projet très innovant, qui pourrait avoir des débouchés industriels sur des scanners X cliniques.
3. Chirurgie des tumeurs cérébrales guidée par IRM pré et intra-opératoires.


Projet « BCRP, un nouveau transporteur responsable de la résistance des cellules cancéreuses aux agents chimiothérapeutiques (…) » - Responsable : Attilio DI PIETRO
CNRS – INSERM

Les recherches concernent la protéine BCRP (“breast cancer resistance protein”) impliquée dans la résistance des cellules cancéreuses aux drogues employées dans les traitements de chimiothérapie. Des inhibiteurs de la BCRP seront recherchés par criblage automatique de chimiothèques (banques de molécules). L’activité inhibitrice et le mécanisme d’action des molécules sélectionnées seront approfondis par d’autres tests de criblage : croissance cellulaire et transport de drogue in vitro. Les relations structure tridimensionnelle-activité des molécules actives et leurs interactions avec le site de fixation de la BCRP seront analysées et optimisées par modélisation moléculaire. Des expérimentations pré-cliniques permettront de déterminer la pharmacocinétique et le seuil de tolérance des inhibiteurs les plus efficaces, ainsi que leur efficacité à réduire la taille de tumeurs humaines greffées chez la souris.
A terme, le but est d’employer ces inhibiteurs en tant qu’adjuvants aux traitements chimothérapeutiques conventionnels, qui pourraient ainsi retrouver leur efficacité.


Projet « angiogenèse tumorale » - Responsable : Jean-Jacques FEIGE
CNRS – INSERM – CEA

De nombreuses données cliniques et expérimentales montrent que la croissance des tumeurs cancéreuses et la formation des métastases sont très dépendantes de l’établissement d’une néovascularisation tumorale à partir du réseau vasculaire du tissu-hôte. Dans de nombreux cancers humains, la densité de la vascularisation est corrélée à l’agressivité tumorale.
Le réseau microvasculaire tumoral représente donc à la fois une cible nouvelle pour le traitement des cancers et un paramètre d’étude important pour leur dépistage par des techniques d’imagerie.
L’objectif ce projet interdisciplinaire biologie-chimie-physique est de développer au stade préclinique des approches antitumorales nouvelles ciblant l’angiogenèse (néoformation de vaisseaux sanguins) tumorale et d’utiliser ces mêmes outils moléculaires pour développer de nouvelles méthodes d’imagerie de la vascularisation tumorale.


Projet « Génomique des cancers hormono-dépendants » - Responsable : Jacques SAMARUT
CNRS – INSERM – INRA – CEA

Beaucoup de cancers touchent des tissus dont le développement ou la fonction sont fortement contrôlés par des hormones (sein, prostate, thyroïde). On commence à décrypter certains des mécanismes moléculaires qui assurent cette régulation hormonale. Ce programme de recherche vise à utiliser les technologies modernes de la biologie moléculaire à grande échelle, la génomique, pour identifier ces mécanismes. L’utilisation des techniques d’analyse par puces à ADN, ou par spectrométrie de masse à haut débit (protéomique), ainsi que les analyses bioinformatiques permettront, entre autres, d’identifier les voies de régulations qui s’établissent entre les gènes dans le développement de la cellule cancéreuse. Ces travaux permettront, en outre, de développer des outils modernes d’analyse clinique à visée diagnostique ou pronostique.


 Thème : développement durable

Projet « Modifications anthropiques des flux sédimentaires des cours d’eau, réponses des écosystèmes aquatiques et actions de restauration » - Responsable : Hervé Piégay
UMR 5600 Environnement Ville Société

De nombreuses rivières françaises sont concernées par les extractions de granulats qui perturbent leurs lits, la déprise rurale qui amène les versants à produire de moins en moins de sédiments, et par les barrages qui piègent les sédiments à l’amont.
En Rhône-Alpes, la Drôme et l’Ain sont particulièrement concernés.
Le projet interdisciplinaire Zone Atelier Bassin du Rhône ( ZABR) souhaite permettre aux gestionnaires de gérer durablement les sédiments du lit de ces rivières et de définir une stratégie en matière de recharge sédimentaire.
Il s’agit de :
- évaluer le stock sédimentaire de la rivière
- suivre le transport solide et le modéliser
- évaluer l’impact de l’incision du lit sur les communautés végétales et les peuplements piscicoles
- proposer des scénarios de gestion durable des sédiments et analyser l’acceptation sociale

Projet « PROCESS » - Responsable : André LAUGIER
CNRS - CEA

Le projet propose une innovation supplémentaire au procédé de réalisation de cellules solaires photovoltaïques silicium mis au point il y a 3 ans par la filière SUCCES (programme national impliquant le CEA et L’INSA). Il s’agit de réaliser les couches minces de silicium, cœur du procédé, par épitaxie liquide à basse température (<750°C au lieu de 1050°C). Développé pour faire face à l’importante demande en énergie renouvelable prévue dans les 20 prochaines années, ce projet est particulièrement adapté au développement durable. L’épitaxie liquide présente en effet plusieurs avantages :
- vitesse de croissance encore élevée (économie en énergie par rapport aux méthodes usuelles de l’industrie du silicium).
- très bon rendement matière associé à l’absence de rejets liquides et gazeux: le solvant, non consommé, est réutilisable et aisément recyclable. Il ne sort pas du four.
- elle se prête au flottage en continu (comme pour le verre) et à la croissance collective.


Projet « Prévention numérique des crues » - Responsable : Jérôme MONNIER
CNRS - INRIA – CEMAGREF

Les modèles numériques d'hydraulique fluviale jouent un rôle important dans la prévention de crues, la gestion des ouvrages et l'étude des risques liés. Les modèles et logiciels de simulation actuels sont relativement satisfaisants pour un certain nombre de configurations. Cependant, les données de ces modèles (hauteurs d'eau observées en un point et en un temps donnés, laisses de crues, débits, coefficients de rugosité) sont partielles, floues, voire inconnues et ne sont pas correctement intégrées au processus complet de modélisation numérique et simulation. Or ces conditions sont impératives à l'obtention de simulations réalistes et fiables.
Le présent projet s'oriente selon les trois axes de recherche suivants:
1. Assimilation des données, des mesures, identification de paramètres et calage de codes.
(Outils semblables à ceux utilisés pour la prévision météorologique).
2. Evaluation de la propagation des incertitudes sur les données.
3. Utilisation en temps réel des simulations.


Projet « Evaluation de gains biologique et écologique associés à une réduction d’intrants polluants en milieu aquatique » - Responsable : Bernard MONTUELLE
CNRS – INRIA – CEMAGREF

De nombreuses rivières en France et en Rhône-Alpes sont soumises à des pressions chimiques liées aux activités humaines. En particulier, les zones rurales viticoles génèrent des flux polluants entraînant des conséquences néfastes pour la qualité écologique des milieux aquatiques récepteurs et donc pour leur valeur touristique et patrimoniale.
Ce présent programme de recherche pluridisciplinaire se place dans l’application de la Directive Cadre Européenne sur l’Eau. Il a pour ambition de contribuer à évaluer le bénéfice écologique résultant d’opérations de réduction des intrants polluants. Ces opérations associent chimie, biologie, écotoxicologie, sur le terrain ou en laboratoire (ex : caractérisation de la pression chimique et état écologique des cours d’eau).

 Thème : environnement

Projet « Caractérisation Ecodynamique et Ecotoxicologique des polluants oestrogènes connus dans des eaux résiduaires urbaines ». Dans le cadre du projet ACI-FNS "Ecosphère continentale : processus et modélisation".
Collaboration CEMAGREF - INRA - INSERM - Univ. Montpellier 3

L’activité humaine produit des déchets variés, industriels, ménagers, eaux usées urbaines, boues de stations d’épuration…
Au travers des filières de traitement de ces déchets, transitent des molécules toxiques, qui peuvent se concentrer et/ou être plus ou moins transformées. Certaines sont capables d’avoir une activité œstrogénique, et donc éventuellement une action négative sur le développement et la reproduction des animaux et des humains. Transférées vers les rivières, les sédiments, les sols ou les nappes, elles peuvent contaminer notre environnement, en particulier les sources de notre alimentation.
Les objectifs de ce projet sont d’étudier le devenir de ces perturbateurs oestrogéniques au cours du traitement de l’eau, et d’évaluer leur impact écotoxicologique sur les organismes vivants.
L’ensemble des travaux permettra l’acquisition de données sur le transfert de substances aux effets proches des oestrogènes dans l’environnement.

Projet « Interactions entre périphyton et phytosanitaires en cours d’eau de zone viticole (Periphyteau) »
Responsable : Bernard MONTUELLE
INRA - ENTPE

Dans les bassins versants viticoles, les microorganismes fixés (bactéries et algues, formant le périphyton) sont fréquemment exposés à des concentrations parfois importantes de produits phytosanitaires issus du traitement des vignobles. L’effet de ces substances sur le périphyton est mal connu et ce projet vise à renseigner quelques questions : y a-t-il changement de diversité et de fonctions ?
Quelle est la capacité d’adaptation et de résistance de ces systèmes microbiens ?
Y a-t-il interaction entre ces phytosanitaires et la matière organique du cours d’eau ?


Projet « Urbanisation et pollution d’origine pluviale : impact sur les activités biologiques et sur le fonctionnement biogéochimique des interfaces sédimentaires aquatiques »
Responsable : F. MERMILLOD-BLONDIN
UMR - CNRS 5023 - ENTPE

Les rejets urbains de temps de pluie constituent l’une des sources majeures d’apport de polluants aux milieux récepteurs. La collecte des eaux pluviales et leur rejet dans des ouvrages d’infiltration ou via des déversoirs d’orage situés dans des cours d’eau péri-urbains conduit à une accumulation de sédiments fins fortement pollués qui vont modifier les équilibres biologiques et chimiques des zones d’interface eau-sédiments. L’objectif de ce projet est de préciser la réponse des organismes sédimentaires (invertébrés, microorganismes) à de tels apports. En terme de gestion, les résultats pourraient aboutir à une remise en cause des pratiques actuelles de traitement des eaux de ruissellement.


 Thème : matériaux

Projet « Simulations multi-échelles en science des matériaux : de la nano-structure aux propriétés physico-chimiques » - Responsable : Xavier BLASE
CNRS – CEA

Les simulations numériques se sont révélées depuis quelques années un outil précieux pour étudier le comportement de la matière à diverses échelles. Un nombre croissant de propriétés (mécaniques, électroniques, optiques et autres) sont accessibles à l'expérimentation numérique et cela pour une gamme croissante de matériaux (matériaux de volume, en surface, nanostructurés, moléculaires, etc). L’objectif de ce projet est de mettre en commun des compétences qui existent dans la région Rhône-Alpes afin de développer des outils plus performants au service de la communauté universitaire et industrielle. Les simulations proposées sont/seront développées et appliquées en contact étroit avec les problématiques expérimentales disponibles et sur des matériaux réels d’intérêt industriel actuel ou potentiel. Trois axes de recherche se dégagent :
1. Structure et diagramme de phase des alliages et matériaux complexes
2. Propriétés mécaniques et thermiques des matériaux
3. Propriétés électroniques des systèmes complexes et/ou nanostructurés


Projet « Nanomatériaux pour cellules solaires industrielles en silicium (NANOCIS) » -Responsable : Mustapha LEMITI
CNRS – CEA

Diminuer les coûts de production et augmenter le rendement de conversion des cellules sont les deux objectifs principaux de la recherche en photovoltaïque.
Les nanocristaux de silicium créés dans une couche non stœchiométrique de silice ou de nitrure en modifient les propriétés. Cette couche peut alors se comporter comme un semi-conducteur de plus grande bande interdite. Dans la réalisation des cellules photovoltaïques industrielles en silicium cristallin, une couche de silice ou de nitrure est incluse en surface afin d’améliorer le rendement de conversion (couche antireflet et passivation). Il est tentant de penser qu’une modification bien maîtrisée d’une telle couche pourrait améliorer la réponse de la cellule (dans la partie bleue du spectre solaire) et donc le rendement de conversion pour un coût négligeable.


Projet « Développement d'une nouvelle famille de matériaux (…) Fibres monocristallines et matériaux en forme » - Responsable : Christelle GOUTAUDIER
CNRS – CEA

Contrairement aux fibres de verre, les fibres cristallines et particulièrement monocristallines sont à l’heure actuelle peu employées alors que l’on rencontre des monocristaux massifs dans la plupart des domaines de technologie de pointe. Ceci est lié au fait que l'obtention d'un matériau monocristallin de géométrie contrôlée passe par la découpe, l'usinage et le polissage d'un cristal massif, ces étapes conférant au produit fini une forte valeur ajoutée. L'objectif du projet est de développer une nouvelle famille de matériaux monocristallins « sur mesure », préformés et de géométrie contrôlée (fibres monocristallines unidimensionnelles, plaquettes, parallélépipèdes, tubes...), directement intégrables dans les systèmes, pour les applications dans le domaine des télécommunications, les lasers, la scintillation, la photonique et le renforcement de composites.



 Thème : micronanotechnologies


Projet « OXEPISI : Oxydes à forte constante diélectrique épitaxiés sur silicium » - Responsable : Guy HOLLINGER
CNRS - CEA

L’industrie du semiconducteur qui produit les puces électroniques est caractérisée par une augmentation continuelle du nombre de transistors par puce. Cela est rendu possible en miniaturisant de plus en plus les composants élémentaires et en particulier les transistors à effet de champ (MOSFET). Aujourd’hui, il apparaît que pour pouvoir continuer à développer dans le futur la technologie CMOS, il faudra remplacer l’oxyde de grille en silice dans les transistors par un nouveau diélectrique plus performant.
L’objectif du projet est de développer une technologie de films à fortes constantes diélectriques, épitaxiés sur le silicium.
Il vise à fabriquer des hétérostructures LaAlO3 /Si répondant au cahier des charges de la « Road Map » (épaisseur électrique, courant de fuite etc…). La technique d’épitaxie choisie est l’épitaxie par jets moléculaires qui présente, pour des études prospectives, l’intérêt d’avoir un maximum de flexibilité.


Projet « Micro capteurs intégrés dans des diffuseurs thermiques diphasiques (…) » – Responsable : Panagiota MORFOULI
CNRS – CEA

Les fabricants de circuits intégrés travaillent sur des dispositifs de refroidissement des futurs microprocesseurs intégrés dans les substrats des composants.
Les micro diffuseurs diphasiques, qui sont les micro refroidisseurs sélectionnés pour le présent projet, constituent une technologie très prometteuse pour ces applications. Leurs performances peuvent être directement déterminées à partir des mesures de températures locales. Mais étant données les dimensions de ces systèmes, il est difficile d’obtenir de telles mesures de températures. La bonne connaissance du fonctionnement des diffuseurs et leur optimisation nécessite par ailleurs de connaître la pression interne et la répartition des phases.
Le projet propose de développer un système de mesures des grandeurs recherchées à l’aide de micro capteurs de pression et de température intégrés dans le substrat des diffuseurs.
L’étude doit aboutir à une optimisation de la géométrie des diffuseurs diphasiques avec une optimisation de leur charge en fluide.


 Thème : sciences analytiques


Projet « Analyse et diffusion de substances pharmaceutiques et de leurs produits de dégradations dans des matrices environnementales » - Responsable : René FAURE
CNRS – CEMAGREF

La surveillance de la qualité de l’environnement implique la mise au point de méthodes d’analyse capables de détecter des traces de polluants. La large utilisation de médicaments, aussi bien par la pratique hospitalière que par la consommation des particuliers, se traduit par le rejet de produits pharmaceutiques dans les eaux usées. Une fraction de ces produits se retrouve sous forme de métabolites dont les structures chimiques sont voisines. Or, certaines molécules sont suffisamment stables pour être susceptibles d’être encore présentes dans les rejets libérés par les stations d’épuration. Deux séries de produits pharmaceutiques sont suivies dans ce projet : la famille des corticostéroïdes et celle des béta-bloquants. La difficulté réside dans la mise au point de méthodes d’analyse adaptées à la recherche de teneurs extrêmement faibles aussi bien dans l’eau que dans des résidus solides tels que les boues susceptibles d’adsorber ces produits.


 Thème : AALD innovation

Projet « Activités économiques et ancrage territorial : l’exemple des stations de montagne » - Responsable : Emmanuelle MARCELPOIL
CNRS – CEMAGREF

Le but de ce projet : rechercher comment les stations de montagne s’inscrivent dans leur territoire, en voir toutes les composantes et analyser les points forts et faibles, de façon à contribuer à l’aide à la décision publique pour la région Rhône-Alpes. Le projet, relevant du développement durable, s’attache à qualifier quatre dimensions de l’ancrage des stations : économique en termes d’emploi ; social avec les questions des saisonniers et de l’implication de la population ; institutionnel autour des questions de gouvernance public-privé et de coopération intercommunale ; environnemental enfin, avec la durabilité du patrimoine architectural, paysager,…
Ce projet pluridisciplinaire s’appuie sur de nombreuses analyses de terrain, dans les Parcs Naturels Régionaux du Vercors et de la Chartreuse ainsi que dans l’espace de Tarentaise. Il mobilise plusieurs équipes universitaires, couvrant une large palette de disciplines : économie, science politique, géographie, architecture, sociologie, écologie,…


 Thème : calculs logiciels

Projet « Fédération lyonnaise de calcul hautes Performances » - Responsable : Marc BUFFAT
CNRS – INRIA

Depuis 1999, les principaux acteurs du calcul hautes performances des différents établissements du site lyonnais (ENS, ECL et UCBL) ont décidé de se rassembler au sein d'une structure fédérative souple, la Fédération Lyonnaise de Calcul Hautes Performances. L’un de leurs objectifs est de promouvoir le calcul scientifique hautes performances sur le site lyonnais, dans des domaines extrêmement variés (qui vont de l'astrophysique et des sciences de la terre aux sciences pour l’ingénieur), avec une implication de plus de 150 chercheurs permanents et une forte interaction avec les formations de 3ème cycle (Master recherche, master professionnalisant)
Liste des thématiques :
- calcul scientifique à haute performance (calcul parallèle) en SPI, SPM
- moyens de calculs et de visualisation performants
- métacomputing
- réseaux hautes performances et grappe de PC
- calcul sur grille
- logiciels: résolution de systèmes linéaires, SCILAB //e




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